Le patron qui m’a tout apprit.

L’article à été délocalisé. Des petits chinois ont été payé (ou pas) pour faire le travail. : https://etvoilaltravail.wordpress.com/

Selon moi, il y a deux types de patrons face aux problèmes:

 

Le « maitre » qui cherche à tout connaitre, tout maitriser, tout noter et ne rien rater. Ce cas là d’ailleurs se retrouve surtout chez les « anciens » qui ont l’expérience nécessaire pour avoir le droit de dire « j’ai tout vu, tout connu ». Le problème pouvant être remarqué quand l’imprévu redevient imprévu. C’est-à-dire que le « maitre » a oublié de prévoir à l’avance un aléa. Celui-ci se retrouve alors souvent un peu perdu. Sans compter les ulcères que ce type de chef prépare pour sa retraite ou la retraite de ses collaborateurs. Les pauvres. Pour moi, c’est un chef très efficace car on ne peut pas lui retirer son expérience, qui nous apporte énormément.

 

Mais il me semble moins efficace que le « gestionnaire ». Qui ne cherche pas à connaitre l’imprévu. Il cherche à « gérer » l’imprévu, il s’adapte en fonction de la situation, il met les moyens pour que l’urgence soit managée, il s’organise en fonction des aléas. Le risque devient son compagnon et il l’a accepté pour mieux le combattre. Vous vous en doutez, selon moi c’est le chef le plus efficace et je me considère plus proche de cette seconde version 2.0 du manager encore trop rare à mon goût. Mais personnellement j’ai moins de 30 ans. Ceci explique cela.

Pourquoi est-ce que je dis cela ?

 

Car c’est le « patron » qui m’a le plus marqué qui m’a apprit à ne plus être ce « maitre » pour devenir un « gestionnaire », plus en place dans ses pompes et moins stressé dont je vais parler un petit peu.

 

Plus jeune j’ai travaillé pour une galerie d’art sur Lille. (Je ne citerais pas pour des raisons logiques). Et ce galeriste avait une vision très personnelle de ce qu’était le management. Quelque chose de très agressif. On connait la réputation du milieu de l’art donc je ne pense pas avoir besoin de préciser quelle particularité possède ce milieu.

L’art de la guerre de Sun Tzu, aurait pu être son œuvre. Un vrai bulldozer. Les émotions ; apparemment presque aucune, du moins visible. Et pourtant, j’ai trouvé un génie. Il faut l’avouer, il ne se refusait rien et rien ne se refusait à lui ou presque. Je me souviens vraiment de ses rares échecs dont j’ai pu être le témoin. J’en ai apprit beaucoup avec le recule d’ailleurs, mais il ne semblait pas être déstabilisé par ceux-ci. Un véritable chef qui soutient son équipe même dans les coups dur (tant que ça reste pro). Un homme qui tout les matins allait faire le tour de la rue pour dire bonjour à tous les commerçants même si aucun n’étaient parmi sa liste de clients. Parfois avec mes collègues, on le comparait à « Don Fanucci » dans le parrain II.

Il faut l’avouer, il était difficile à contenter, voire même très dur, autant pour lui que pour les autres, mais une fois la journée finit on savait qu’on avait apprit quelque chose. J’en conserve beaucoup sur sa méthode de management, bien qu’il semble que je sois nettement plus flexible. Mais depuis sa rencontre, j’ai beaucoup changé.

 

Merci donc à mon ancien patron M.

 

aime4

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