Quand passer du "Vous" au "Tu"

Il y a peu je me suis posé la question.

J’avais un « responsable » qui n’avait pas de préférence quant au « vous » ou « tu » ce qui faisait qu’il oscillait entre ces deux pronoms sujets. Ce qui me déstabilisait moi-même et me forçait à avoir cette même oscillation en retour. Quand il tutoyait, je lui rendais la-pareille et lorsqu’il switchait au « vous », moi aussi. Mais cela rendait les conversations difficiles à commencer pour ma part, ne sachant jamais s’il souhaitait que je le vouvoie ou le tutoie jusqu’au moment ou j’ai prit le taureau par les cornes et j’ai posé LA question. Mais je me suis donc dit que cela ne devait pas seulement arriver à moi. Et en cherchant un peu, j’ai trouvé un article qui a attiré mon attention. Car peu d’articles existent sur le sujet en réalité, mais Management (le magazine) a publié un article et le voici:

QUAND PASSER DU « VOUS » AU « TU »

Dans l’univers de l’entreprise, la question du tutoiement cache parfois des enjeux complexes. Management nous donne quelques pistes pour s’adapter avec tact au statut de ses interlocuteurs.

L’anecdote est célèbre. A un militant qui lui demandait « Je peux te tutoyer ? », François Mitterand, alors premier secrétaire du PS, avait lâché un glacial « Si vous voulez ».

Avec un collègue, un supérieur ou un client, passer du vouvoiement au tutoiement est un exercice délicat.

Il existe 3 barrières implicites au tutoiement : les différences d’âge, de sexe et de niveau hiérarchique.

Un cadre tutoiera plus aisément un supérieur de son âge qu’une subordonnée plus mûre.

Le tutoiement est aussi une affaire de milieu social, de références culturelles et d’éducation. Voici quelques suggestions pour passer du « vous » au « tu » en évitant les faux pas.

AVEC UN CLIENT

Méfiez-vous d’une trop grande proximité. Le tutoiement avec le client permet de nouer avec lui un lien privilégié. Il vous offre un avantage sur vos concurrents, mais le tutoiement peut aussi vous rendre les choses plus difficiles quand il faut renégocier un prix ou un contrat.

Comment refuser si l’idée vient de lui ? : Expliquez qu’il s’agit d’une position de principe : « j’apprécie la proposition, mais je m’impose de vouvoyer tous mes clients ».

AVEC UN COLLEGUE

Même si le vouvoiement est de rigueur dans votre secteur, il est possible de tutoyer vos collègues les plus proches. Attendez que le contexte s’y prête (après une semaine de boulot ensemble). Trouver la bonne formule, ou si vous n’avez pas vu la personne depuis longtemps, essayez « je ne me souviens plus on se vouvoie ou on se tutoie ? »

AVEC UN PATRON

La règle est simple : C’est lui qui décide. Si vous devinez des affinités entre vous, vous pouvez essayer de prendre l’incitative, mais assurez vous qu’il ne vous accorde pas ce privilège à contre cœur.

Si en revanche il vous tutoie, ne pensez pas que vous pouvez l’imiter.

Et voilà le travail.

 

Publicités

Un commentaire? Merci ^.^

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s