Le travail au noir

En garantissant un revenu faible mais sûr à ses bénéficiaires, le RMI (et autres aides) a changé leur rapport au travail. Une partie d’entre eux se contente de ce revenu minimum ajusté à un niveau de consommation relativement faible. D’autres cherchent du travail à tout prix et jonglent avec l’emploi aidé et les allocations de chômage pour maximiser leurs revenus. D’autres arrondissent leur RMI avec le travail au noir.

Loin de dire que le travail au noir doit être considérer comme touchant exclusivement les érémistes, je pense qu’il n’est pas irraisonnable de dire que celui-ci est composé des plus bas revenu. A part si, malgré vos 5 000 euros par mois vous aimiez à la fois gagner encore plus et travailler aux postes les plus ingrats bien sur. Mais si c’est ce dernier cas, vous êtes atteint par une grave crise de pingrerie.

Les Anglo-saxons parlent souvent d’économie souterraine (« underground

economy ») ou d’économie cachée (« hidden economy »). En France, on parle un peu plus de travail au noir est appelé travail au clair de lune (« moonlighting »). L’office statistique des Communautés Européennes (EUROSTAT) le désigne comme «économie au noir». Celle-ci comprend à la fois l’activité dissimulée (fraude et évasions fiscales) et ce que l’on appelle couramment le travail au noir.

Pour certains observateurs, ces pratiques ont toujours existé et restent marginales. Pour d’autres, elles ont tendance à se développer sous l’effet des difficultés économiques et de la pression réglementaire et fiscale. De l’activité au noir, au delà de la simple fraude fiscale, serait plus fréquente au sein même d’entreprises déclarées. Rien ne permet de confirmer l’un ou l’autre point de vue.

Il est difficile de quantifié ce qui se veut cacher par nature.

L’Insee, dit même en 93 : « En l’absence d’étude sérieuse sur le sujet, on peut citer les constatations effectuées en Europe des douze. Le travail au noir ne serait pas plus fréquent pour les chômeurs que pour les autres. Au contraire, être au chômage apparaît comme un facteur d’exclusion (supplémentaire)… du marché du travail au noir. La fréquente faible qualification des chômeurs, leur éloignement du marché des donneurs d’ouvrage et des matériaux les rendraient moins performants, y compris sur ce terrain. Autrement dit, le travail au noir n’est pas une réponse à la crise. »

Je n’en tirerais aucune conclusion, car j’avoue que je m’interroge encore beaucoup au sujet du travail au noir. Mais je tenais tout de même à faire connaitre ces informations.

Et voilà le travail.

aime6

Publicités

Un commentaire? Merci ^.^

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s