Le handicape au travail

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Par exemple, les malentendants et les sourds sont estimés à 5 100 000 individus n France, dont 1,4 million sont en âge de travailler. Or parmi ces derniers, seuls 67% ont un emploi. Ce qui est nettement en deçà du pourcentage des personnes valides. Et pour ces rares travailleurs Handicapé, plus de la moitié souffre d’isolement dans leur entreprise selon l’étude du Royal National Institute for Deaf People.

La bonne intégration d’un collaborateur handicapé est une affaire collective. L’adaptation et le travail collectif saura pourtant les inclure pleinement dans une équipe.

En fait, l’on croit encore aujourd’hui que les travailleurs Handicapé sont une source de problème pour une entreprise. Mais selon Pierre Meisel, manager de l’équipage du bateau de course « team Jookia », composé de personnes valides et handicapées ;

Les gens se plaignent moins en présence d’un collègue handicapé. Ils relativisent davantage les difficultés professionnelles. On remarque même une baisse de l’absentéisme. Bref, il a un effet positif sur le reste de l’équipe.

Alors pourquoi ne pas plus aider à l’embauche des travailleurs handicapés qui ne sont que trop peu nombreux à pouvoir travailler ?

De plus il n’est pas de « problème » sans solution. En effet, pour intégrer un travailleur handicapé, il y a quelques astuces qui permettent à nos collègues handicapés de travailler tout aussi efficacement qu’un travailleur valide.

Tout d’abord il faut éviter tout traitement de faveur qui est souvent perçu comme humiliant. Ensuite, installer le travailleur handicapé dans un endroit peu bruyant. Surtout si celui-ci est doté d’un appareil auditif amplifiant les sons. Adapter la salle de réunion en fonction du handicape ; sans marche, avec un projecteur plus grand, etc. Et mettez l’ensemble de votre équipe à contribution pour qu’ils puissent mettre a disposition leurs ressources et leurs aides.

Et voilà le travail

Source:

« Réussir l’intégration et le maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés ». Formation Cegos de 2 jours

Le handicap au travail : les salariés dans l’objectif

Intégrer le handicap au travail, un effort de tous les jours

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8 réflexions au sujet de « Le handicape au travail »

  1. La plupart des handicaps sont visibles enfin après les invisibles, c’est encore plus dur à les justifier. C’est assez dommage. L’état aide les entreprises à recruter, mais à croire que les employeurs ont peur, de l’absentéisme, des arrêts à répétitions…
    Ensuite, il est encore plus dur de faire admettre son handicap à ses collègues, si celui-ci n’est pas visible.
    C’est un peu vicié tout cela. Si seulement, on passait la barrière de l’handicap, mais ca n’a pas l’air de rentrer dans les mœurs…

  2. Le problème, c’est que si on compare la quantité et la qualité du travail qui sera logiquement faite par un employé handicapé par rapport à celle que pourrait faire quelqu’un n’ayant pas de handicap, il y a indéniablement une différence entre les deux. Et donc, ça devient justement un handicap pour l’employeur d’avoir un employé handicapé, qui n’est pas en mesure de faire un travail comparable à un employé qui est en parfaite condition. Et ce fardeau se traduit à la longue en perte pour l’entreprise, parce que si un employé produit moins que ce qu’il pourrait produire, ça fait décroître par le fait même la production générale de l’entreprise, donc moins de revenus..

  3. Mais à ce compte là, un handicapé reste dans son coin. Ne travaille pas, et recoit une aide financière par les organismes affiliés. Donc tout ceux qui ont un handicap, on les met dans un endroit parce qu’ils n’ont pas de rendement. C’est quand même assez horrible.
    Je ne sais pas si les entreprises perdent tant que ca à employer un handicapé. Il y a des subventions que l’état donne, des réductions de charge. Un employé qui est en pleine capacité, coutera plus cher, même s’il est plus productif.
    Exemple : vous me voyez dans la rue, est ce que vous seriez capable de dire si je suis handicapée ou non ?!

  4. Si je suis un employeur et que je recherche quelqu’un pour un poste, je fais passer une entrevue. Après cette entrevue, je me fiche bien de savoir si la personne est noir, blanc, bleu, si c’est un ornithorynque, un extraterrestre, un homme-tronc, s’il lui manque la moitié de la tête ou une oreille. La seule chose je regarde, c’est:  »Laquelle parmi toutes ces personne sera la plus productive pour mon entreprise? » Et bien souvent, il faut l’avouer, une personne handicapée aura de la difficulté à maintenir le rythme d’une personne en parfaite condition. On ne parle pas d’un simple regard dans la rue mais de travail pour faire en sorte de contribuer à la production d’une grande machine qu’est l’entreprise.

  5. C’est quand même fortement discriminatoire. Après, on peut être handicapé et fournir la même force de travail. C’est assez dur de juger de prime abord en général, tout ca pour une reconnaissance qui peut être justifié. Après une reconnaissance mdph est là pour que l’entreprise fournisse les biens pour que la personne soit à l’aise. Ca met pas en cause son efficacité.
    Donc quand on est handicapé, vaut mieux le cacher selon vous alors ?

  6. Si l’État doit donner des subventions pour un travailleur handicapé, c’est bien parce qu’il faut combler un manque quelque part. Il ne vaut pas mieux le cacher, parce que ça se découvrira un jour ou l’autre. Maintenant, ça dépend toujours des secteurs d’activité. Dans certains domaines, il est probable en effet que l’handicap ne cause aucun problème de production. Mais même dans ces cas là, ce n’est en rien à l’entreprise de faire en sorte d’intégrer le plus possible les handicapés, ce n’est pas son boulot. L’entreprise, son boulot, c’est de payer des dividendes à ses actionnaires à la fin de l’année. C’est à l’État de voir à ce que les handicapés puissent être bien intégrés dans le milieu du travail.

  7. Donc grosso modo, ce que je comprends faut qu’on nous enferme ? Ou qu’on devienne des aidés de la société. Perso, je suis reconnue comme tel, je ne me sens pas diminuée physiquement je bosse de 39 à 42 h par semaine et pourtant on ne peut pas me soigner, enfin pour le moment. Et si je bossais pas, j’aurais aucune aide, donc je vivrai comment ? Parce que je ne rentre dans les taux des subventions et que mon handicap ne peut être pour le moment évalué…
    Alors comme on aime les cases, je rentre dans lesquelles ?

  8. Bonjour.
    Je vous ai laissé un peu débattre entre vous et maintenant que je vois que celui-ci n’avance plus vraiment, je me permets enfin d’intervenir.
    Loin d’être « parole divine », ce que je vais dire va peut-être permettre de concilier les deux visions.
    Nous avons d’un coté la volonté d’intégrer le travailleur handicapé et de l’autre une vision de l’entreprise qui est malheureusement assez réaliste bien que assez fasse en réalité (mais ce n’est pas le débat) : « elle n’est pas là pour faire du social ».
    Ces idées sont-elles vraiment incompatibles ? Il ne me semble pas du fait du nombre de travailleurs handicapés déjà en activité. (336 900 travailleurs handicapés en 2010).
    Il est évident que les aides plus que substantielles pour intégrer les travailleurs handicapés sont souvent une manne providentielle pour certaine entreprise. Mais par contre je choisirais de répondre sans utiliser l’argument de l’aide économique pour ma part. Car lorsque l’on parle argent, l’argument du « ha bah oui faut encore payer pour eux » revient souvent et cela aurait tendance à clôturer le débat ou du moins à vexer. Or ce n’est pas mon but et je préfère parler d’expérience.
    En tant qu’intérimaire j’ai eu la possibilité de travailler dans de nombreuses entreprises. Et on n’imagine pas la quantité de travailleurs handicapés présent dans nos entreprises. Du plus « léger » au plus « lourd ». Ce que j’appelle « léger » serait en fait ceux qui souffrent d’un handicape peu ou pas visible, n’enlevant rien à la gêne ressentit. Bref.
    J’ai pu observer que tout les postes ont toujours pu être adapté sans problème aux handicapés et bien qu’en effet, certains aient une production plus limitée, la plupart d’entre eux ne montrait aucune différence quand à la qualité et la quantité. Ce qui rend en réalité le travailleur handicapé tout à fait analogue à un travailleur valide. Ce qui « couterait le plus cher » est en réalité l’adaptation du poste. Mais le cout de l’adaptation du poste est déjà « comprit dans le prix » car les postes sont régulièrement adaptés pour un meilleurs rendement. Et il n’est pas plus cher de réadapter un poste pour une personne valide que pour une personne handicapée.
    Il est bien sur évident que certains postes sont pour l’instant très peu compatibles avec le handicape. Cela n’est pas contestable. Mais il faut bien réaliser également que tous les postes ne sont pas forcement destinés à des personnes valides en particulier. Il ne s’agit donc pas d’offrir un poste à une personne handicapée ou valide, mais d’offrir le poste à une personne qui a la « capacité d’occuper le poste ». Soyons logique, il est très rare qu’un travailleur handicapé demande de lui-même un poste où sont handicape ne serait qu’une gêne pour lui et l’entreprise. Mais les rares cas existant ont eu des effets très impressionnant. Mais ne parlons pas des exceptions.

    Donc en conclusion : en dehors de toutes aides économiques de la part de l’état, faire travailler un handicapé, léger ou lourd, n’est pas plus compliqué ou plus cher que pour un valide. Il ne s’agit en réalité que d’adaptation en fonction du handicape.

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