La discrimination

nain

« Les étrangers profitent du système français ! Qu’est-ce tu crois, ils viennent ici parce qu’ils savent qu’ils pourront le faire ici ! »

Au début, je répondais sur le ton de l’homme dégouté, voire choqué bien sur. Mais aujourd’hui voici plutôt ma réaction :

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Pourquoi ? Parce que j’ai réalisé que si je creuse plus profond, je me retrouve avec un conflit entre le rationnel et l’émotionnel.

Si vous argumentez pour donner une information utile au débat, de l’autre coté vous aurez l’émotionnel qui prendra le pas pour évoquer un sentiment. Ce qui explique que certain de mes collègues utilisent fréquemment des superlatifs « rien », « tout le monde le sait », « tout », « toujours », « personne » etc.

Il faut donc déchiffre le sentiment sous le texte du collègue qui à le discourt hors limites. Il ne s’agit pas de l’accepter, ni d’être d’accord, mais bien de comprendre ce qu’il est dit pour pouvoir faire avancer le débat. Car sinon celui-ci finira presque à coup sûr en « tu es politiquement correcte », ou encore « il faut que tu arrêtes d’être naïf comme un bisounours », comme ci c’était un défaut.

Personnellement je ne trouve pas qu’être politiquement correcte soit vraiment un vice. C’est pourtant parfois argué comme argument de fin par ceux qui n’ont pas de discourt justement « politiquement correcte » afin de justifier leur non-conformisme et passer pour des êtres COOL.

Pas de chance, j’adore les bisounours !

Le problème dans ce genre de débat, en dehors bien sur des arguments outrageants et idées choquantes, c’est que des deux cotés nous ne traduisons pas, mais on interprète de façon « rationnelle » et « humaniste », et de l’autre on interprète de façon « émotionnelle » et « personnelle » pour ne pas dire Egocentrique.

Tout ça devient vite 100% garanti dispute.

Pour éviter tout malentendu, nous nous devons de traduire les messages de nos collègues hors des clous.

Créer un dictionnaire rationnel-émotionnel et se dire :

– Toi y en a vouloir exprimer quoi à moi au juste ?

– C’est bien ça la traduction ? Mais c’est trop compliqué cette langue ! C’est pire que le serbo-croate !

– Mais non, il suffit d’un peu d’entrainement.

Et un jour il est possible que vous entendrez une phrase du style :

Ha mais non, mais ils ne sont pas tous comme ça, je parle des profiteurs.

ET là on réalise que le débat n’était que mal placé.

Le collègue émotionnel à associé « bêtise » et « origine ». Or le fait de profiter des avantages qu’on nous offre n’est pas une question d’origine mais bien de comportement humain prit au cas par cas. Quelque soit la religion ou l’origine, si on est un profiteur, on le serait toujours en venant d’ailleurs ou en aillant une autre religion.

PS : si l’on vous parle de statistique ; dites vous deux choses :

1. Utiliser une statistique basé sur des origines sont des statistiques fleurant déjà avec le tendancieux voire même bien plus raciste que de science pur.

2. Les statistiques, on leur fait dire ce que l’on veut 😉

A bon entendeur, discutons.

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Et voilà le travail.

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